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Les chasseurs monoplaces SPAD

 

 

 

Le Spad VII de Guynemer aux prises avec un Albatros

Le Spad VII de Guynemer aux prises avec un Albatros

Un peu d’histoire…

Wings of Glory WW1

 

Pour ce second article consacré aux avions de Wings of Glory WW1, je vais parler de la célèbre série des SPAD !

Spad VII Raoul Lufbery - Didier Masson

Spad 7.C.1

Équipage : 1 homme

Envergure : 7,825 mètres

Longueur : 6,08 mètres

Hauteur : 2,20 mètres

Masse à vide : 500 kilogrammes

Masse en charge : 705 kilogrammes

Motorisation : un Hispano-Suiza 8Aa 8 cylindres en V de 140 ch puis 150 ch, refroidi par eau ou un Hispano-Suiza 8Ab 8 cylindres en V de 180 ch

Vitesse maximale : 185 km/h à 2000 m (150 ch) ou 208 km/h à 2000 m pour la version 8Ab de 180 ch

Autonomie : 2h30

Plafond pratique : 5500 mètres (HS 8Aa) ou 6553 mètres (HS 8Ab)

Armement : 1 mitrailleuse synchronisée Vickers de 7,7 mm

Illustration : Il s’agit du Spad 7 appartenant à l’origine à Didier Masson, repris par le plus français des As américains Gervais Raoul Lufbery au sein de l’escadrille Lafayette, avec sa tête de chef Sioux comme symbole. J’ai choisi cet avion volontairement, car j’ai constaté que malheureusement beaucoup de gens ignorent que la Svastika était originellement un symbole de paix et un signe de bon augure. Il s’agit ici de la marque personnelle de Didier Masson. Cette Svastika était très souvent visible sur les avions de toutes les nationalités pendant la Première Guerre Mondiale. Hitler a réussi à dévoyer ce symbole datant de plusieurs millénaires en l’espace de seulement une décennie malheureusement !


Spad XII de Guynemer

Spad 12.Ca.1

Équipage : 1 homme

Envergure : 8 mètres

Longueur : 6,40 mètres

Hauteur : 2,55 mètres

Masse au décollage : 883 kilogrammes

Motorisation : un Hispano-Suiza 8C 8 cylindres en V de 200 ch

Vitesse maximale : 205 km/h

Autonomie : 1h45

Plafond pratique : Théorique de 6850 mètres

Armement : 1 mitrailleuse synchronisée Vickers de 7,7 mm et 1 canon court Hotchkiss de 37 mm monté entre les cylindres

Illustration : Le Spad 12 n° 382 de Georges Guynemer, avec lequel il remporta 4 victoires homologuées


Spad XIII de Georges Madon

Spad 13.C.1

Équipage : 1 homme

Envergure : 8,25 mètres

Longueur : 6,25 mètres

Hauteur : 2,60 mètres

Masse à vide : 601,5 kilogrammes

Masse au décollage : 856,5 kilogrammes

Motorisation : un Hispano-Suiza 8Ba, 8Bb ou 8Bd de 8 cylindres en V de 200 ch, refroidi par eau ou un Hispano-Suiza 8Bc ou 8Be de 8 cylindres en V de 220 ch

Vitesse maximale : 208 km/h à 2000 m (HS 8Ba / 8Bb / 8Bd) ou 218 km/h à 2000 m pour les versions 8Bc ou 8Be de 220 ch

Autonomie : 2h (HS 8Ba/8Bb/8Bd), 1h40 (HS 8Bc / 8Be)

Plafond pratique : théoriquement 6800 mètres, mais aucun témoignage n’atteste qu’il a effectivement atteint cette altitude

Armement : 2 mitrailleuses synchronisées Vickers de 7,7 mm, ou 2 mitrailleuses synchronisées Marlin cal.303

Illustration : Il s’agit ici du Spad 13 de l’As français Georges Madon, qui, avant le célèbre Manfred Von Richthofen (le « Baron Rouge »), fit peindre ses avions en rouge afin que les autres pilotes le repèrent en combat. Von Richthofen l’imita par la suite.


Les autres chasseurs Spad

Il y eut d’autres déclinaisons comme le Spad 17 et le Spad 21. Le Spad 17.C.1 est basé sur le Spad 13 avec la déclinaison 8Fb du moteur Hispano-Suiza développant 300 ch. Ses dimensions étaient identiques et les modifications portaient sur sa structure avec des ailes renforcées par exemple. Ses performances n’étaient que légèrement améliorées et il n’y eut que 20 exemplaires de préproduction fabriqués. Quelques-uns de ces avions furent opérationnels en juin 1918 et furent assignés à la célèbre escadrille Les Cigognes, l’As des As français René Fonck compta parmi ses pilotes.

Le Spad 21 était quasi identique au Spad 17 et n’apportait que quelques modifications aérodynamiques. Le but était d’améliorer sa maniabilité. Les tests d’octobre 1918 démontrèrent une légère amélioration de sa vitesse en palier, mais une détérioration de son taux de montée, et il ne montrait pas l’amélioration désirée de sa manœuvrabilité. Le projet fut donc abandonné.

Le Spad 14 était une déclinaison du Spad 12 avec des flotteurs pour en faire un hydravion. Son prototype vola pour la première fois en novembre 1917. Quarante de ces Spad furent construits pour l’Aviation Maritime française.

Un Spad 14

Le Spad 14

Le Spad 24 était une conversion du Spad 14 sans ses flotteurs et destiné à l’appontage sur les premiers navires porte-aéronefs. Il vola pour la première fois le 5 novembre 1918, trop tard pour devenir opérationnel, et il n’y eut plus de développement sur ce projet.

Pour finir, le Spad 22 était un prototype basé sur le fuselage du Spad 17, avec diverses modifications aérodynamiques, la plus spectaculaire étant ses ailes complètement redessinées en forme de flèche. Le but de cette modification était d’améliorer la visibilité du pilote, la principale source de plaintes des pilotes de Spad. Ce prototype vola en novembre 1918, trop tard pour la guerre et ce projet fut abandonné également.

Spad 22

Le Spad 22

Spad 7 en formation
Spad 7 en formation

Les figurines sont superbes, surtout les Spad 7 sortis dans la gamme Wings of Glory. Les voici en formation.

Le Spad 13 à La Ferté Alais 2013

Le Spad 13 à La Ferté Alais

La demande du STAé (Section Technique Aéronautique) portant sur un chasseur équipé du nouveau moteur Hispano-Suiza de 150 ch vient à point nommé avant l’arrivée des monoplaces Albatros dans la seconde moitié de l’année 1916 et le choc qu’ils vont causer aux pilotes alliés.

Le fabricant SPAD – Société pour l’Aviation et ses Dérivés (anciennement Société pour les appareils Déperdussin) – conçoit alors le prototype du SPAD V, il avait un air de famille prononcé avec le précédent Spad A.2. Il était armé d’une unique mitrailleuse Vickers montée devant le cockpit en position légèrement décentrée, et tirant à travers l’hélice grâce à son mécanisme de synchronisation Birkigt. Le pilote d’essai de la compagnie, Maurice Bequet, conduit les premiers tests en avril 1916 et démontre sa supériorité sur presque tous les points face aux Nieuport, en vitesse en palier et ascensionnelle. Il est de surcroit bien plus résistant en piqué, ce qui était une faiblesse bien connue des Nieuport. Les Nieuport ne conservant un avantage que sur le plan de la maniabilité.

Ses performances enthousiasmèrent l’armée, et un contrat de production fut signé le 10 mai portant sur 268 appareils sous la désignation de Spad 7.C.1.

Il entre en service en août de la même année avec un nombre limité d’avions. En effet des problèmes de productions liés au moteur ainsi qu’au mécanisme de synchronisation retardent sa livraison à grande échelle. Le premier Spad 7 officiellement assigné portait le numéro de série S.112, son pilote était le second lieutenant Paul Sauvage de l’escadrille N 65. Le second était le S.113 qui fut assigné à Georges Guynemer.

Le Spad 7 immatriculé S.111

Le Spad 7 immatriculé S.111, premier Spad 7 sorti des usines de production

Spad XIII VS Fokker Dr.I
Variantes Spad 7 britannique

Quelques variantes du Spad 7 britannique

Cockpit du Spad 7

À noter

De nombreux pilotes italiens préféraient les Nieuport et les Hanriot H.D.1., plus lents certes, mais nettement plus manœuvrables et avec une bien meilleures visibilité vers l’avant pour le pilote.

Mitrailleuse de fuselage Vickers
Moteur-canon du Spad 12

Le moteur-canon Type 44 ou HS 8C du Spad 12 au musée du Bourget

Cockpit du Spad 13
Les deux Vickers du Spad 13

Les deux Vickers du Spad 13

Vues de l'intérieur du cockpit du Spad 13

Vues de l’intérieur du cockpit du Spad 13

Le Spad 7.C.1

Georges Guynemer fut l’un de ses pilotes les plus victorieux à bord de son premier Spad 7, le S.113, il remporta sa quinzième victoire le 4 septembre, puis deux autres le 9 septembre qui ne furent pas confirmées. Il était ravi de son appareil et enregistra 10 nouvelles victoires d’ici la fin 1916. À cette période cependant, les combats aériens s’étaient intensifiés et le Spad 7 était opposé à des adversaires disposant d’une puissance de feu supérieure grâce à leurs doubles mitrailleuses synchronisées.

En décembre 1916, Guynemer écrivit à l’ingénieur du Spad 7, Louis Béchereau : « Les 150 ch du Spad sont insuffisants face aux Halberstadt. L’Halberstadt n’est certainement pas plus rapide, mais il grimpe mieux, ce qui lui donne l’avantage. Une vitesse supérieure est requise, l’hélice peut être améliorée également. »

En conséquence, la puissance du moteur est portée à 180 ch par augmentation de la compression de 4,7 à 5,3 et prend la dénomination 8Ab. Cela pousse la vitesse de l’avion à 208 km/h à 2000 m et augmente significativement son taux de montée, facteur extrêmement important en combat aérien.

En février 1917, 268 Spad 7 ont été livrés, seuls les As et les pilotes les mieux gradés en profitent. Pour augmenter la production, d’autres constructeurs vont le construire sous licence. En juillet, plus de 50 escadrilles en sont équipées, ce qui fait du Spad 7 le premier chasseur opérationnel, supplantant les Nieuport à voilures sesquiplanes. Les performances de cet avion amènent de nouvelles tactiques de combat basées sur la vitesse, et la possibilité de pratiquer la tactique dite du « Boom and Zoom« , que j’ai détaillée dans cet article.

Le Spad 7 équipera également en nombre les pays alliés. Les Britanniques en ont produit de leurs côtés sous licence. L’Aviation Militaire Belge en reçut également pour équiper sa 5e Escadrille (renommée ultérieurement 10e Escadrille), il fut utilisé avec succès par l’As belge Edmond Thieffry. En mars 1917, les Italiens en reçurent suffisamment pour en équiper neuf de leurs Squadriglie. L’As des As italien, le Maggiore Francesco Baracca, s’illustra particulièrement à ses commandes.

La Force Expéditionnaire Américaine en reçut 189 début décembre 1917, qui servirent jusqu’à la fin de la guerre. La Russie en obtint également 43 au printemps 1917, pour former une partie des appareils assignés au Groupe de Combat n°1, dirigé par Alexander A. Kazakov. À ces 43 s’ajoutèrent 100 Spad 7 fabriqués par le constructeur de Moscou Aktsionyemoye Obschestovo Duks.

Le Spad 13 connaîtra lui aussi des retards de production, la carrière du Spad 7 s’allongea donc jusqu’à la fin de la guerre, 324 Spad 7 sont encore au front en octobre 1918. Cette carrière se poursuivit même au-delà de la guerre, tant en France que dans beaucoup d’autres pays où il fut exporté.

Quelques Spad 7

Quelques Spad 7

Le Spad 12.Ca.1

Fin 1916, Guynemer (toujours associé de près au développement des Spad) propose à Louis Béchereau l’idée d’un Spad armé d’un canon monté dans le moyeu de l’hélice. Béchereau se mit à l’ouvrage sur ce Spad-canon qui fut désigné Spad 12.Ca.1. La première mention officielle du Spad 12 dans un rapport français date du 10 décembre 1916.

Il était assez semblable au Spad 7, mais était plus large et plus lourd. Il était propulsé par le moteur Hispano-Suiza surcomprimé développant 200 ch, désigné 8C. Il possédait un démultiplicateur à moyeu creux dans lequel passait le tube court du canon Hotchkiss de 37 mm, sa culasse lors du recul venait frotter contre les jambes du pilote. Il volait à 205 km/h à 2000 m, et même 210 km/h à 4000 m grâce à un compresseur qui était réservé à certains As uniquement.

Le Spad 12 était nettement plus lourd que le 7, son canon comptant pour une bonne part dans ce poids supplémentaire puisqu’il pesait 45 kg, auxquels il fallait ajouter les 10 kg des 12 obus qui l’accompagnaient.

Il y eut peu de Spad 12 fabriqués, la commande initiale portait sur 300 appareils, mais sa production n’a probablement jamais atteint ce nombre, car il y a toujours eu très peu d’avions en service, quelle que soit la période de la guerre. Le fait est qu’il était extrêmement pointu à piloter, même pour les pilotes les plus expérimentés, et viser avec son canon était encore plus difficile. Certains pilotes utilisaient la mitrailleuse Vickers pour « pointer » et tirer avec le canon lorsqu’ils voyaient leurs balles traçantes toucher la cible.

Il ne faut pas oublier non plus qu’il s’agissait d’un canon semi-automatique, il tirait donc au coup par coup et il fallait recharger manuellement un obus après chaque coup tiré. Le canon avait un recul très important, au point de freiner l’avion en vol, une importante fumée émanait de la culasse après chaque tir et envahissait le cockpit.

Il a eu cependant un excellent palmarès aux mains d’As comme Guynemer, qui conduisit la majeure partie des essais en vol, avec deux victoires à la clef pendant cette phase d’essai. Il surnommait d’ailleurs cet avion son « Pétadou ». C’est René Fonck qui enregistra le plus grand nombre de victoires à bord de ses deux Spad 12 immatriculés S.445 et S.452, puisqu’il obtint 11 de ses 75 victoires homologuées aux commandes de cet avion.

Cet avion ne figure pas au catalogue des figurines de Wings of Glory, ce qui est évidemment compréhensible au vu de sa très faible diffusion et de ses particularités.

Différences Spad 7 et Spad 12

Le Spad 13.C.1

Avant l’été 1917, le Spad 7 était dépassé par les appareils allemands avec leurs doubles mitrailleuses. L’ingénieur Hispano-Suiza Marc Birkigt avait développé la version 200 ch de son moteur, le Type 35, désigné 8Ba. Avec les capacités de ce nouveau moteur, Béchereau commença le développement d’un nouveau chasseur, sous le nom de Spad 13.C.1.

Le Spad 13 marque une forte ressemblance avec ses prédécesseurs, les Spad 7 et 12. Son fuselage était néanmoins plus large et son envergure plus grande. Il était également plus lourd que le Spad 7, mais moins que le Spad 12 du fait de son canon et son emport de munitions. Il y avait également d’autres différences, majoritairement aérodynamiques.

La principale, et la plus importante de ces différences étaient bien sûr l’ajout d’une seconde mitrailleuse Vickers qui doublait donc sa puissance de feu par rapport au Spad 7. La boîte de munitions venait se loger entre les deux mitrailleuses avec une capacité totale de 800 cartouches (400 par mitrailleuse). Ces mitrailleuses étaient dotées de queues de détentes individuelles, ce qui induit que l’on pouvait tirer avec les deux ensemble ou séparément.

Comme pour le Spad 7, des problèmes techniques sur le moteur et autres, tels que des fuites chroniques du radiateur, entraînent des retards de livraison considérables du Spad 13. Initialement prévu pour être livrés mi-1917, les 131 premiers exemplaires ne le seront finalement qu’en décembre 1917. En mars 1918, il n’y a que 764 appareils en service sur les 2230 qui étaient originellement prévus.

Une fois ses problèmes résolus, la puissance de feu du Spad 13 ainsi que ses capacités à semer un poursuivant en effectuant un piqué prononcé, le rendirent très populaire parmi les pilotes. Il était en effet non seulement très rapide, mais sa structure très solide lui permettait d’encaisser ce genre de piqué, ce qui n’était pas le cas de la plupart des avions ennemis, à l’exception notable du légendaire Fokker D.VII, mais qui était cependant moins rapide que le Spad 13.

Il constitua donc une amère surprise pour les pilotes d’Albatros ou Pfalz qui se retrouvaient soudainement surclassés. Il fallait néanmoins l’utiliser tactiquement en usant de ses avantages, c’est-à-dire sur le plan vertical plutôt qu’horizontal, avec le « Boom and Zoom ». Il était en effet moins maniable que ces mêmes Albatros ou Pfalz, qui étaient davantage conçus pour le combat tournoyant. Il fera merveille aux mains des pilotes expérimentés, tels que les As français René Fonck, Georges Guynemer ou Charles Nungesser, ou encore l’As des As américain Eddie Rickenbacker.

L’arrivée en 1918 du Fokker D.VII marque un coup d’arrêt à la nouvelle domination des Spad 13. Un rapport britannique d’octobre 1918 mettra d’ailleurs en avant la très mauvaise visibilité dont pâtit le pilote, ainsi qu’une vitesse ascensionnelle jugée insuffisante en comparaison. Il restera néanmoins jusqu’à la fin de la guerre le principal chasseur de l’aviation française, et il équipera également en nombre les Américains à partir de juillet 1918. Les Britanniques ne l’utiliseront de leur côté qu’en faible quantité.

Spad 13 - Coupe

Le Spad 13.C.1. en détail

Spad 13 VS Fokker D.VII

Spad 13 VS Fokker D.VII

« Le Spad 13 fera merveille aux mains des As comme René Fonck, Georges Guynemer, Charles Nungesser ou encore Eddie Rickenbacker »

Spad 7 - Combat
Spad 13

Les figurines

Les figurines prépeintes sont toujours aussi superbes !

Elles sont à l’échelle 1/144, comme l’ensemble des figurines Wings of Glory WW1, y compris les bombardiers géants

Les seules réserves sont identiques à celles de mon article dédié aux Albatros, à savoir l’absence de lavis pour leur apporter une touche supplémentaire de réalisme.

Le choix des différentes livrées d’avions par Ares Games est assez varié pour que l’on ait envie de les posséder tous, le choix des pilotes permet d’avoir les 3 nations majeures représentées (France, Angleterre et USA). Même si je suis heureux d’avoir acquis les versions de Wings of War, car j’aurais vraiment regretté fortement de ne pas avoir le Spad 13 de Fonck, qui n’a pas été réédité par Ares Games. Les nouveaux joueurs pourront bien sûr regretter ce choix, alors que les anciens s’en féliciteront car ils peuvent de ce fait augmenter leur collection de Spad 13.

Spad 7 en formation
Spad 7

Le Spad 7.C.1.

Je trouve le Spad 7 plus réussi que le 13, car il est plus finement réalisé au niveau de sa sculpture. D’ailleurs sa figurine est l’une des plus belles de toute la gamme ! Il utilise le deck de manœuvres B, comme l’Albatros D.Va, possède 15 points de structure et emploi le deck B en puissance de feu du fait de sa seule mitrailleuse. Ce deck de manœuvre est un très bon choix , le Spad 7 sera donc moins rapide que le Spad 13 qui utilise le deck A, mais davantage qu’un Nieuport 17 alors que ce dernier sera nettement plus manœuvrable.

Pour les explications liées à ces decks et les règles du jeu, je vous invite à aller jeter un œil vers cet article.

Pour le plaisir, voici la reconstitution de l’un des plus fameux combats de Guynemer aux commandes de son Spad 7, face à Ernst Udet et son Albatros D.III :

Je ne trouve rien à redire aux choix de ces caractéristiques par les concepteurs, globalement le comportement du Spad 7 est très bien retranscrit en jeu. Si je devais chipoter, je dirais que j’aurais aimé avoir l’une des figurines disposant du moteur de 150 ch avec des performances un peu moindres à la clef. En effet les caractéristiques en jeu indiquent clairement que le Spad 7 de Wings of Glory dispose de l’hispano-Suiza 8Ab de 180 ch. Mais on est évidemment dans le chipotage…

Spad 7 de Guynemer 360°

Spad 13 en formation
Spad 13 en formation

Le Spad 13.C.1.

Il a une puissance de feu supérieure au Spad 7 et est également plus rapide, il utilise donc un deck de manœuvres différent, le A. Il s’agit de l’avion le plus rapide du jeu avec le RAF SE5.a, ce dernier étant par contre bien plus maniable et avec un taux de montée supérieur.

Sur le plan aérodynamique par rapport au Spad 7, sa seule différence est sa vitesse supérieure, il n’y a aucune autre différence du côté des manœuvres possibles, normal compte tenu des modèles de vol des véritables avions. Il utilise le deck A de dégâts grâce à ses deux mitrailleuses.

En matière d’utilisation en jeu, il faut vraiment utiliser les règles avancées d’altitude pour apprécier réellement ces avions, idéalement il faudrait également acquérir la capacité spéciale d’As « Maître de l’altitude » pour pouvoir maîtriser la technique du « Boom and Zoom ».

Jouer les Spad avec les règles de base est en effet selon moi une hérésie et ne peut apporter aucun plaisir à les utiliser. En effet, sans les règles d’altitude, ces avions n’ont qu’un seul avantage sur les autres, la possibilité en cas de besoin de fuir plus rapidement s’ils sont en difficultés. Leurs possibilités de manœuvres sont très pauvres, et comme dans la réalité, si l’on se lance en combat tournoyant, on a très peu de chances de s’en sortir. Les Spad sont en effet surclassés par quasiment tous les autres chasseurs sur le plan de la maniabilité, même par un vieux Fokker E.III ! (Bon évidemment en ce qui concerne la vitesse il n’y a pas photo là par contre !)

Sa figurine est aussi très bien modélisée. Même si, comme pour les Albatros, les gouvernes de direction auraient mérité plus de finesse pour se différencier réellement du Spad 7 qui étaient beaucoup plus plates. Encore une fois c’est du chipotage, et je précise que cela ne concerne que les anciennes figurines de Wings of War, Ares Games a rectifié le tir en sortant leurs rééditions des Spad 13 qui sont de ce point de vue bien mieux réalisés, et qui retrouvent un pilote modélisé. Tout cela reste magnifique pour des figurines à cette échelle, et surtout prépeintes et déjà montées, donc prêtes à jouer en sortie de boîte, ne l’oublions pas !

Spad 13 de Fonck 360°

Spad 13 en formation
Spad 7 en formation

En conclusion

Mis à part ma petite réserve concernant la modélisation du Spad 13 pour les joueurs ayant acquis ceux de Wings of War, les nouveaux joueurs de Wings of Glory ne seront pas concernés, ces figurines sont vraiment très belles et rendent très bien sur une table de jeu.

Les deux modèles de figurines sont bien modélisés du point de vue des données de jeu, leurs comportements sont fidèles aux modèles de vol de ces avions véritablement légendaires de la Première Guerre Mondiale.

Quel plaisir de pouvoir manipuler ces avions emblématiques, avec leurs As ô combien légendaires eux aussi aux commandes !


Références :

  • SPAD FIGHTERS in action (squadron/signal publications – 1989)
  • Spad 13.C1 – Windsock Datafile 32 – Second (revised) edition (Ed. Albatros Productions Ltd- 1996)
  • SPAD VII VS ALBATROS D III  17-18 (Osprey Publishing Ltd – 2011)
  • SPAD XIII VS FOKKER D VII Western Front 1918 (Osprey Publishing Ltd – 2009)
  • Champs de Bataille Thématique n° 13 – L’aviation alliée de la Grande Guerre (Ed. Conflits & Stratégie – 2010)
  • L’aviation Française 1914 1918 (Ed. Histoire & Collections- 2014)
  • Le Fana de l’Aviation n° 512 – Juillet 2012 – Spad ! Les secrets d’une légende 1ere partie (Ed. LARIVIERE 2012)
  • Le Fana de l’Aviation n° 515 – Octobre 2012 – Spad ! Les secrets d’une légende 4e partie (Ed. LARIVIERE 2012)
  • Encyclopédie Les Avions de la Grande Guerre (Ed. Acropole – 2014)

Et vous que pensez-vous de ces figurines ?

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