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Wings of Glory WW1

Wings of Glory WW1

Ares Games

Description du jeu de combats aériens de la première guerre mondiale Wings of Glory

La boîte contenant les règles et accessoires du jeu
Wings of Glory Duel Pack
L’un des deux « Duel Pack » disponibles
Blue Max 2014
Blue Max dans son édition 2014
Les Ailes de la Gloire
Les Ailes de la Gloire
Wings of War Revised Deluxe Set
Wings of War dans sa version Revised Deluxe Set
Wings of Glory WW1 Rules and Accessories Pack
Wings of Glory Duel Pack
La boîte contenant les règles et accessoires et le deuxième Duel Pack

Quelques explications sur ce jeu fabuleux qu’est Wings of Glory WW1

Pour ce premier article consacré à ce jeu et avant de détailler les avions disponibles jusqu’à présent dans de prochains articles, il me faut déjà expliquer en quoi il consiste et comment y jouer.

C’est un jeu vraiment  fantastique pour peu que l’on s’intéresse même de loin à cette période de l’histoire, et extrêmement ludique en soi si la partie historique ne nous intéresse pas. Il est malheureusement peu connu en France, alors qu’il a directement inspiré Star Wars : X-Wing, qui lui bénéficie évidemment d’une notoriété bien plus importante (alors bien sûr on me dira « ben oui c’est normal c’est Star Wars quoi ! », mais bon…).

En vérité je vous le dis, au commencement était Blue Max.

C’était dans les années 80 pour sa première édition. Il a fait l’objet récemment d’une réédition en français.

Oriflam a eu l’excellente idée de le traduire et de le publier sous le titre des « Ailes de la Gloire » dans les années 90, jeu qui a fait ma joie et celle de deux collègues lorsque nous y jouions pendant notre pause de midi. Même si l’un d’entre eux avait la fâcheuse tendance à posséder la compétence spéciale que je qualifiais souvent, dans un langage fleuri, de « moule infâme » ! Cela amenait des situations du type « mais ça fait dix fois que je te mitraille sans aucun dégât et tu me descends mon pilote à ton premier tir !!! »

Bref, reste que les Ailes de la Gloire est un excellent jeu, plus proche du Wargame que du jeu de plateau d’ailleurs (avec hexagones et inscription des manœuvres sur une feuille de vol par exemple). Les règles gèrent notamment la consommation de carburant, ce qui n’est pas le cas pour Wings of Glory. Je me sers d’ailleurs toujours en grande partie de ses règles de campagne qui ajoutent pour moi un intérêt primordial à ce genre de jeu, en attendant l’éventuelle parution d’une règle spécifique pour Wings of Glory WW1.

Et la lumière Wings of War fut !

La première édition est sortie en 2004 avec des cartes pour représenter les avions. Mon intérêt a été éveillé lorsqu’en 2007 naquit la version « Miniatures Deluxe Set », puis en 2010 la version « Revised Deluxe Set ». Il s’agissait du même jeu, mais avec 4 superbes figurines, ce qui changeait tout !

Ares Games et Wings of Glory

En 2011, la société Nexus qui éditait le jeu a dû cesser ses activités. Ares Games a repris son édition sous le nom de Wings of Glory, déclinés en deux versions tout comme Wings of War: les périodes WW1 et WW2.

D’ailleurs concernant la période WW2 une bonne nouvelle est tombée récemment pour une version française.

Ares Games a eu la bonne idée de poursuivre la collaboration avec Andrea Angiolino et Pier Giorgio Paglia, les deux concepteurs du jeu. Les deux versions (Wings of War et Wings of Glory) sont de ce fait entièrement compatibles entre elles !

« C’est un jeu vraiment  fantastique pour peu que l’on s’intéresse même de loin à cette période de l’histoire »

La dynamique du jeu

Wings of Glory WW1 présente le gros avantage d’être très facile d’accès (testé pour ma part avec mon fils ainé à l’âge de 7 ans sans soucis dans ses règles de base), tout en offrant avec ses règles avancées et optionnelles de nombreux détails susceptibles de contenter un amateur plus exigeant. Pour ma part, étant ce que je qualifierais un « amateur averti » de cette période de l’aviation, je trouve le jeu vraiment bien équilibré. Il n’atteint pas la précision et la complexité d’un wargame, mais d’un autre côté il est très fun à jouer et facile à appréhender pour les débutants.

Fokker Dr.I Von Richthofen
Le Fokker Dr.I de Manfred Von Richthofen, le fameux « Baron rouge »

Rise of Flight

Je suis également un grand amateur de la simulation de combat aérien Rise of Flight, comme en témoigne l’une des vidéos que j’ai réalisées (un peu d’auto-promo ne peut pas faire de mal) :

Il s’agit d’une simulation extrêmement pointue en matière de modèle de vol, il prend en compte les milliers de paramètres de l’avion et de son environnement. Il a notamment été testé par quelques pilotes ayant eu la chance de voler sur des reproductions de quelques-uns de ces avions vénérables, qui ont confirmé que les réactions et les limitations des différents avions s’approchaient de très près des conditions de vol réelles.

Si je vous parle de cette simulation, c’est parce qu’elle me permet d’appréhender avec un autre œil le modèle de vol des avions de Wings of Glory. Et il faut avouer que le travail réalisé par Andrea Angiolino et Pier Giorgio Paglia est vraiment bluffant. Sans être évidemment aussi pointu que cela pourrait l’être au sein d’un jeu plus complexe, je retrouve vraiment les modèles de vol de chaque avion assez fidèlement retranscrit, leurs vitesses de pointe, taux de montée, agilité, etc.

Bien sûr, les concepteurs ont fait le choix de grouper certains avions au sein de mêmes schémas de manœuvres, ce qui appauvrit l’aspect simulation du jeu, mais honnêtement ces choix sont très pertinents et je n’ai vraiment rien à y redire dans l’ensemble.

Wings of Glory WW1 règles

Les règles du jeu

Ces règles sont donc très simples et rapides à appréhender. Elles comprennent trois niveaux de difficultés : règles de base, standards et avancées. À cela viennent s’ajouter des règles optionnelles pour davantage de réalisme.

Les règles de base contiennent déjà l’essentiel des mouvements du jeu. Chaque avion est doté de trois caractéristiques principales, une lettre correspondant au paquet de cartes de manœuvres utilisé :

Cartes de manoeuvres

Une autre lettre correspondant au paquet de cartes de dégâts que cet avion inflige à leurs adversaires :

Cartes de dégâts

Et un chiffre indiquant le nombre de points de résistance de l’avion :

Points de résistance

S’y ajoutent d’autres détails comme l’arc de tir (ou les arcs de tir pour les biplaces ou bombardiers armés de mitrailleuses supplémentaires), le nom de l’avion ou encore à quelle alliance il appartient.

Le tour de jeu se décompose en quatre phases, une phase de planification et trois phases d’action, elles-mêmes subdivisées en deux phases de mouvements et de tir

Avant tout, on planifie ses trois prochains mouvements en choisissant trois cartes de manœuvres dans son paquet.

Planification des mouvements

Ensuite , on effectue la première phase d’action avec son premier mouvement :

Mouvement

Puis, si cela est possible selon la distance entre deux avions et l’arc de tir de l’agresseur, la seconde action, le tir :

Le tir

Ce tir va occasionner plus ou moins de dégâts selon qu’il est effectué à courte portée :

Tir à courte portée

ou à longue portée :

Tir à longue portée

Les cartes de dégâts comportent également des symboles de possibles « dégâts spéciaux », dans ces règles de base on ne retient que les explosions et les enrayements, les autres sont ignorés.

Un avion est détruit lorsque le total de points de dégâts encaissés égale ou dépasse sa valeur de résistance :

élimination d'un avion

On répète ensuite ces mouvements dans la deuxième puis la troisième phase d’action.

Les règles standard ajoutent simplement la prise en compte de l’ensemble des dégâts spéciaux :

dégâts spéciaux

Les règles avancées viennent quant à elles ajouter la gestion de l’altitude, ce qui vient par la même occasion modifier quelques points des règles standard :

l'altitude

Le changement d’altitude :

changement d'altitude

Enfin, les règles optionnelles

viennent ajouter davantage de réalisme, avec la poursuite, les atterrissages et décollages, une gestion de l’altitude plus poussée en fonction des capacités des différents avions, une couverture nuageuse, la visée qui augmente la possibilité de dégâts, mais aussi des capacités spéciales pour les As.

Ces règles apportent également un point essentiel à mes yeux, la gestion des tirs selon l’altitude. En effet dans la réalité, un appareil est toujours très avantagé s’il possède une altitude plus élevée que son adversaire, car il possède davantage d’énergie cinétique potentielle que ce dernier. Cette énergie est tout simplement liée à la gravité. En plongeant vers son adversaire, son avion acquiert de l’énergie supplémentaire grâce à la gravitation, qu’il peut dépenser en faisant remonter son avion à son altitude originelle pour conserver cet avantage sur son adversaire, et ce sans piocher dans l’énergie que lui apporte son moteur.

Cette technique de combat est connue sous le nom de « Boom and Zoom » , que l’on pourrait traduire par « plonger, tirer et remonter ». C’est LA technique utilisée par l’As des As français, René Fonck et ses 75 victoires homologuées – à mon sens d’ailleurs l’As des As toutes nationalités confondues, au détriment de M. Von Richthofen (80 victoires), car les Français étaient très nettement défavorisés par leurs règles d’homologations des victoires. Fonck revendiquant 52 autres victoires n’ayant pas été homologuées alors que le Baron Rouge n’en revendiquait que 3 non homologuées, mais ceci est un autre débat -.

L'as des As René Fonck aux commandes de son SPAD XIII

L’as des As René Fonck aux commandes de son SPAD XIII

En effet, certains avions étaient nettement plus agiles que d’autres, et donc favorisés dans ce que l’on appelle le combat tournoyant. D’autres, comme l’avion français SPAD XIII, étaient moins agiles, mais plus puissants et plus solides lors de piqués prononcés, donc désavantagés lors de combats tournoyants car clairement conçus pour la technique du « Boom and Zoom ».

Il y a donc dans ces règles optionnelles, un avantage lorsque l’on fait feu depuis une altitude supérieure, sous la forme d’un point de dégât supplémentaire. D’autre part, la capacité spéciale d’As « Maître de l’altitude » , permet de remonter plus rapidement à son altitude initiale.

Wings of Glory WW1 combat

En conclusion

Voici un jeu qui mérite bien davantage de notoriété en France, et il plaira à tout type de joueur.

Un joueur occasionnel se contentera d’acquérir par exemple un ou deux Duel Pack pour un budget globalement identique à tout jeu de société.

Par contre évidemment, un passionné (ou collectionneur – les deux étant souvent les mêmes) aura envie de posséder davantage d’avions, correspondant aux différentes années de la guerre, pour jouer par exemple en campagne et faire évoluer ses pilotes en compétences au fur et à mesure de leurs victoires.

Ceci reste un choix totalement personnel, sachant que le jeu ne réclame en soi qu’un avion par joueur. En cela il n’est évidemment pas différent d’un autre jeu de combat avec figurines, comme son descendant « science-fictionnesque » Star Wars : X-Wing, et globalement identique en terme de coût par figurine.

Il ne faut pas oublier également que ce sont des figurines déjà montées et peintes. Elles sont d’ailleurs réellement très belles et font beaucoup d’effet – comme vous pouvez le constater sur les photos illustrant cet article – sur une table de jeu. Les magnifiques tapis de jeu commercialisés par Ares Games venant parachever le plaisir visuel du jeu, même s’ils ne sont évidemment pas indispensables.

J’en profite d’ailleurs pour signaler qu’un très talentueux membre du forum LE CIRQUE VOLANT, Sir Erickson, a réalisé un sublime tapis  consacré à la bataille de Verdun, qu’Ares Games doit normalement commercialiser dans les mois à venir. Inutile de dire que j’ai hâte !

Carte de Sir Erickson

Wings of Glory WW1 combat

Quelques références intéressantes liées à René Fonck, cité dans cet article et injustement méconnu :

Ses mémoires, « Mes combats« , parues originellement en 1920, que j’ai eu la chance de dénicher dans une édition de 1925 et que je conserve religieusement. Un grand plaisir de lecture car il s’agit d’un témoignage d’époque par le plus grand pilote français.

Le Mémoire de Master de Damien Accoulon, extrêmement intéressant et très bien documenté.

Je rends à nouveau (encore) hommage dans cet article au formidable forum LE CIRQUE VOLANT qui est vraiment la référence en France pour les deux jeux Wings of Glory, et qui comptent de véritables « bibles vivantes » comme Monse par exemple, qui est l’un des administrateurs du site et qui y est très actif, mais il y en a bien d’autres. N’hésitez pas à vous y inscrire, l’ambiance est réellement très conviviale !

Avez-vous des exemples d’avions entièrement repeints ? Il y a sur ce même forum de véritables artistes comme Lucky, Le vieux Gone ou encore Edelweiss pour citer quelques exemples…

Et vous que pensez-vous de ce jeu ?

Le connaissez-vous ?

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