Time of Legends Joan of Arc

Time of Legends: Joan of Arc

Time of Legends - Joan of Arc

Time of Legends : Joan of Arc

La campagne Kickstarter a débuté !

Joan of Arc - La boîte du jeu

La future boîte de jeu

Time of legends : Joan of Arc
Mythic Games
Joan of Arc - La Sorcière

La Sorcière !

Open de Paris des Jeux d’Histoire : Mythic Games présente son futur jeu Joan of Arc

Pendant mes pérégrinations à l’OPJH, j’ai eu l’occasion de tester Time of Legends : Joan of Arc sur le stand de Mythic Games.

L’auteur de ce jeu est Pascal Bernard, auteur prolifique s’il en est car, depuis la fin des années 90, il a créé une bonne quarantaine de jeux, tant physiques que digitaux. Son plus connu étant Montjoie !, un jeu de stratégie sur la guerre de 100 ans sorti en 1998 et qu’il a adapté ultérieurement en version digitale. D’ailleurs il est à noter que ce jeu dans sa version italienne avait été rebaptisé Jeanne d’Arc… prémonitoire ! Il a également collaboré avec le magazine Vae Victis ou encore été enseignant à Supinfogame, en Game Design Classique et Mécaniques de jeu. Bref, un auteur qui maîtrise son sujet !

Joan of Arc est un jeu de plateau avec figurines, le plateau de jeu étant constitué de tuiles. Les figurines sont à une échelle assez rare pour ce type de jeu, puisque l’échelle retenue est le 15mm (1/100), la même échelle qu’un jeu comme Tanks ou encore The Great War.

 

 

Les figurines 15 mm

L’échelle retenue pour Joan of Arc est, je trouve, vraiment intéressante. Elle permet en effet d’avoir des figurines de monstres nettement plus grandes que les humains, tout en gardant une taille du plateau de jeu contenue. Car n’oublions pas qu’il ne s’agit pas d’un jeu de batailles avec figurines, comme Warhammer 40K ou – pour rester sur cette échelle – Flames of War, mais bien d’un jeu de plateau avec figurines. Le but est donc de pouvoir y jouer sur une surface de jeu moins grande que pour les jeux de batailles avec figurines.

Un autre avantage de cette échelle est qu’elle permet d’inclure des décors en 3D avec le jeu, et ces décors sont eux aussi très réussis.

D’autre part, ces figurines sont vraiment magnifiques et finement détaillées pour cette échelle. Je ne les ai pas examinées à la loupe, mais franchement j’ai eu l’impression qu’elles étaient presque aussi détaillées que des figurines 28 mm. Et pour en revenir à la différence de tailles entre figurines, on voit nettement la différence entre le Loup-Garou et un personnage humain par exemple : le Loup-Garou est plus de deux fois plus grand. Mais un monstre qui excite terriblement une envie d’achat compulsif chez moi est le Dragon, voyez plutôt !

Joan of Ark - Décors peints

Avec une belle peinture, les décors sont magnifiés.

Joan of Arc - le Dragon

Je craignais d’en être réduit à contracter un prêt immobilier pour pouvoir me l’offrir, car c’est simple : il s’agit ni plus ni moins de la plus belle figurine de Dragon qu’il m’ait été donné de voir ! Mais il s’avère que non, son prix est plus que raisonnable puisque l’option ne coûte que 65$, et elle inclut également une bombarde, l’archange Saint Michel, 10 tuiles supplémentaires, 3 dés géants et un livret de scénario.

Joan of Arc - Option Dragon

Le jeu

J’en viens à la partie test que j’ai eu l’occasion de faire pendant ce salon. Joan of Arc est un jeu combinant l’Histoire et le Fantastique. On retrouve les personnages historiques comme Jeanne d’Arc bien entendu, mais aussi La Hire ou le Prince Noir… mais également des monstres mythologiques comme les loups-garou, les démons ou autres licornes, et bien sûr … les dragons !

On peut tout à fait jouer un scénario historique comme une attaque de convoi anglais par les troupes françaises, ou entrer dans le Fantastique et enquêter dans un village au sein duquel un loup-garou se dissimule pour le démasquer. C’est ce dernier scénario auquel j’ai joué.

Ce scénario est donc tourné vers l’enquête, un joueur joue avec deux héros (un chevalier et un inquisiteur) accompagnés de leurs troupes. L’autre joueur dirige le loup-garou déguisé en simple villageois ainsi que des loups qui peuvent être révélés en retournant un pion. Un ensemble de PNJ vient compléter le plateau avec les villageois, mais également une vieille femme qui peut s’avérer être une sorcière.

Au vu de l’ensemble des pions et jetons différents, le plateau de jeu et les « tableaux de bord » individuels des joueurs ainsi que les cartes qui composent l’ensemble de ce jeu, j’ai vraiment craint qu’il ne soit assez complexe à assimiler. Je me trompais, après une dizaine de minutes d’explications, nous nous sommes lancés, et il nous a suffi de deux tours de jeu pour que les mécanismes soient parfaitement assimilés. Donc, ne pas se fier à une première impression de complexité qui se révèle trompeuse.

Les mécanismes du jeu

Je ne peux parler ici que de ma partie-test où il s’agissait d’un scénario d’enquête, davantage axé sur un mode aventure que sur une bataille rangée (ce qu’il est possible de faire également, avec un nombre de points d’armée défini comme pour tout jeu de batailles avec figurines). Ce mode aventure est vraiment intéressant et m’a beaucoup plu. Il y a même la possibilité de faire évoluer les héros en leur faisant gagner un niveau, comme pour un jeu de rôle. Ce héros devient alors nettement plus puissant.

Cet aspect enquête est très bien rendu en matière de règles de jeu. Le joueur dirigeant le chevalier et l’inquisiteur doit parcourir la carte sur laquelle sont disposés les villageois, les décors ainsi que des pions face cachée.

Le chevalier et l’inquisiteur peuvent au choix pour chaque activation, retourner un pion, entrer dans un bâtiment, fouiller ce bâtiment, interroger un PNJ, ou attaquer. L’inquisiteur peut également prier (ce qui permet soit de gagner des cubes d’expérience pour à terme faire gagner un niveau à son héros, soit de gagner des cubes de mythe qui permettent des actions supplémentaires). En retournant un pion, celui-ci peut révéler des villageois, un indice qui sera révélé ou une unité de loup dont le loup-garou prend immédiatement le contrôle.

Le camp du loup-garou a les mêmes actions possibles (à l’exception de l’interrogatoire des villageois) , à la différence qu’il a le choix de ne pas retourner les jetons après les avoir regardés, et il peut échanger celui qu’il vient de voir avec un autre pour brouiller les pistes.

Les cubes d’activations

Chaque début de tour, on tire 3 cartes qui donnent une variété de choix de cubes d’activations. Chaque joueur choisit la carte qui lui convient le mieux pour sa stratégie et récupère les cubes mentionnés sur cette carte.

Les différentes couleurs de cubes donnent droit à différentes actions possibles. Il y a les cubes d’activations classiques, pour une action de déplacement et/ou d’attaque, des cubes de réactivations qui donnent la possibilité d’activer une zone une seconde fois, des cubes de mythe, qui donnent par exemple la possibilité au loup-garou d’envouter des villageois pour les contrôler, ou à l’inquisiteur la faculté de les désenvouter. Les cubes d’activation de cavalerie leur donnent la possibilité de charger, et donc les cubes d’expérience qui permettent aux héros de monter de niveau.

Le jeu d’enquête

auquel j’ai joué était vraiment intéressant et offre un plaisir de jeu très différent des jeux de batailles avec figurines classiques (je rappelle qu’il est également possible de jouer ce type de batailles à Joan of Arc). En effet, ce type de partie est particulièrement bien géré par les mécanismes de jeu. Le camp du chevalier a le choix entre se déplacer sur des zones comportant des pions pour les retourner et découvrir des indices, ou interroger un PNJ (l’inquisiteur révèle automatiquement le loup-garou s’il interroge le bon villageois), ou encore tout simplement attaquer.

La partie peut se révéler être un jeu de bluff pour le loup-garou afin d’essayer d’aiguiller le chevalier loin de lui et gagner du temps. Car si ce chevalier ne l’a pas découvert et éliminé à la fin du sixième tour, la partie est gagnée pour le loup-garou ! J’avais justement joué ce dernier et tenté ce bluff en éloignant un villageois du village et ainsi attirer le camp du bien loin de mon loup-garou, qui avait pénétré dans l’église pour la fouiller et y prier pour gagner des cubes de mythes.

Mais mon bluff n’a pas fonctionné, le chevalier et l’inquisiteur sont entrés dans la zone de l’église, m’empêchant ainsi d’en sortir, et ont révélé le loup-garou. En faisant entrer d’autres troupes dans la zone, ils ont scellé mon destin et le loup-garou est tombé au cinquième tour. J’ai beau avoir perdu cette partie, cet aspect un peu « jeu de cache-cache » était vraiment très fun à jouer, et avec le recul et les règles assimilées, je me rends compte que je la jouerai de manière très différente. Pour un même scénario, il y a vraiment plusieurs façons de l’aborder tactiquement.

Il faut évidemment mentionner que ce scénario d’enquête n’est que l’un des scénarios disponibles, il y en a bien d’autres offrant d’autres challenges. C’est cet aspect jeu d’aventure que j’ai beaucoup aimé et qui offre je trouve le plus de plaisir.

Le combat

est extrêmement simple à jouer. Chaque troupe ou héros dispose d’un certain nombre de dés d’attaque et de défense. Selon les résultats des dés d’attaque (une épée fait perdre un point de vie à l’ennemi par exemple), le défenseur doit le contrer à l’aide d’un résultat bouclier sous peine de perdre un point de vie (les héros peuvent en avoir plusieurs).

Le mode bataille

Là on retrouve le type de jeu traditionnel des jeux de batailles avec figurines, à savoir deux camps équilibrés combattant l’un contre l’autre.

Il y a quatre armées dans Joan of Arc, les Français, les Anglais, l’armée de Dieu, comprenant des unités comme des anges et archanges ou encore les licornes, et enfin l’armée démoniaque qui comprend entre autres les loups-garous, les démons, squelettes, sorcières, mais surtout dans mon cas le fameux dragon !

Les joueurs ont donc le choix de recréer des batailles historiques de la guerre de 100 ans, ou faire intervenir la Fantasy. On peut jouer les armées de Dieu et démoniaques de manière indépendante, ou en tant qu’alliés du camp français ou anglais.

En conclusion

Le but de cet article n’est pas de décortiquer le jeu, j’en serais bien incapable après seulement une partie en mode Enquête, mais j’ai vraiment adoré cette partie et j’en redemande !

Les mécanismes de jeu sont très novateurs et permettent des scénarios très variés. Il est à noter que les concepteurs se sont basés sur des faits réels à partir d’écrits de l’époque pour développer chacun de leur scénario, voilà un point qui me plaît beaucoup !

Un autre avantage du choix de l’échelle 15 mm pour les figurines est un nombre vraiment conséquent de figurines dans la boîte de base (238 !). Ce Kickstarter offre deux figurines exclusives, le Gog et le Magog. Cette boîte comprend également 37 éléments de décors 3d, dont les maisons et l’église.

La cerise sur le gâteau est que grâce à cette échelle, le prix de cette boîte est vraiment contenu puisqu’elle est vendue 120$. Cette offre comprend également tous les « Stretchs Goals » débloqués, et il y en a beaucoup puisqu’ils pourraient ajouter 57 figurines au total initial !

Bref, en ajoutant les 65$ de l’extension Dragon légendaire, pour moins de 200$ on se retrouve avec un jeu offrant pléthore de figurines toutes magnifiques et pour certaines dotées d’une taille gargantuesque, et un plaisir de jeu très variés grâce aux multiples possibilités de scénarios.

La page du Kickstarter. À l’heure où j’écris ces lignes, les premières 24h ne sont pas terminées et son objectif de 100 000 $ est déjà explosé avec 364 919 $ déjà récoltés !

 

Et la page Facebook de l’éditeur.

 

N’hésitez pas à commenter cet article, je serais ravi de débattre avec vous sur ce jeu !

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